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Fréjus, Var, France
Je suis un curieux de naissance, un autodidacte. J'aime découvrir et pourquoi pas faire découvrir la photo, l'histoire, la science, la technique et surtout tous les ARTS. Si les sujets vous intéressent merci de me laisser un petit commentaire.Je peux faire des erreurs aussi il est évident que les critiques sont les bienvenues.

lundi 13 octobre 2014

Pourquoi ces inondations.


Hyères du haut de sa vieille ville domine la plaine du Gapeau et la presqu’île de Giens

Je parlerai ici du Var que je connais  bien avec des photos montrant ou se trouvent les anciens villages. Ici la météo est très spéciale et souvent lorsque à la télé on annonce de la pluie avec le carré orange, à ma fenêtre il n’y a que du soleil. Les orages qui peuvent être très violents sont très localisés, quand il pleut parapluies et k-ways ne servent à rien on est trempés.


Nous sommes à Mons un des villages les plus haut du Var (800m). En dessous c'est Saint Cezaire, Cannes les îles de Lérins puis au fond la Corse

1 - Un point géographique.

Le département est composé de collines allant d’une centaine de mètres à plus de 1000 mètres. Il est donc montagneux, coupé en travers par la rivière « l’Argens » donnant la principale plaine du département. L’autre plaine plus petite est celle du « Gapeau »  entre Hyères et Toulon. Le rivage n’a pas de plaine sauf à l’embouchure de rivières ou de torrents. Lors de pluies l’écoulement  se fait ici d’une manière directe, pas de méandres comme dans le nord de la France, ce sont des torrents.


En dessous de Mons, coté Var il y a Fayence dominant une plaine maintenant envahie de "béton"

2 - Etat des lieux au début du XXè siècle :

Donc au début des années 1900 tous les villages se trouvaient sur des hauteurs sauf  les ports de Saint Tropez et Saint Raphaël. Les plaines étaient réservées aux champs, aux cultures et les seules maisons de plaine servaient de remises ou de logement  temporaire pour les agriculteurs. 


Une vieille carte postale de Saint Raphaël avec à droite le quartier de la "marine" et Fréjus plage presque vide de constructions.

3 - La ville de Saint Raphaël était divisée en deux : la vieille ville sur une hauteur et la Marine sur le petit port. Comme le quartier de la marine était inondé presque tous les ans à cause soit de la mer soit de la pluie par la Garonne (rivière en provençal) les maisons de pêcheurs étaient à un ou deux étages. Le rez-de-chaussée était réservé aux ateliers et garage à bateaux. A Fréjus la ville romaine se trouve sur une butte, au pied à la place de l’ancien port romain et une petite plaine d’étangs recouverte par la mer du temps des romains. Ce quartier appelé « Fréjus plage » n’avait alors que quelques cabanons et jamais nos parents n’auraient eu l’idée de construire à cet endroit soumis à la pluie, à la mer et sur du sable.


Le vieux Fréjus au pied de l'Estérel et dominant la base nature et l'embouchure de l'Argens

4 - L’évolution :

La premiere fut, en 1900 l’arrivée du train (PLM), les voies traversant le département  représenteront un premier barrage à l’écoulement naturel car les écoulements de tous petits ruisseaux ont été sous-estimés mais le pire reste à venir. Dans les années 60 l’autoroute a contribué à barrer la route de l’eau


Roquebrune sur Argens devant son rocher dominant la plaine de l'Argens

5 - Le problème du tourisme.

Notre région à juste titre très convoitée a vu affluer une grande masse de gens plus fortunés que les autochtones  et les spéculations  sont allées bon train les décideurs accordant des permis de construire à tort et à travers ont avalisé un envahissement de constructions dans les plaines côtières et dans les plaines notamment de l’Argens allant même jusque à construire des villas dans d’anciens ruisseaux.


Gassin un village près de Saint Tropez haut-perché au fond en haut et à gauche on voit Sainte Maxime

6 – Conséquences :

Les collines boisées ont perdu leurs forestiers qui l’entretenaient, pour les plaines les rares agriculteurs qui restent au bord de la faillite n’ont plus les moyens humains pour entretenir les cours d’eau envahis de résidus des forets laissées à l’abandon.


Rians village du haut Var au dessus d'une vaste plaine

7 – Ce barrage littoral de béton est bien percé ci et là de ponts ou trous pour l’évacuation de l’eau mais très insuffisant en cas de fortes pluies car vite obstrué par les déchets forestiers et touristiques.


Saint Martin de Palière avec son château non loin de Rians 

8 - Conclusion :

La déclaration de « catastrophe naturelle » me parait mal venue car la catastrophe est de laisser les responsables (nos dirigeants) s’enrichir sur le dos de personnes venant d’ailleurs et ne connaissant pas le pays.

samedi 20 septembre 2014

Survol de Paris (suite)

Après le beau soleil le lever du jour est tout aussi intéressant 


Du coté de la défense l'aube pointe son nez


Il est cinq heure, Paris, Paris s'éveille ...........


Les flammes de la nuit vont s'éteindre
Et de bleu le ciel va se teindre

vendredi 19 septembre 2014

Survol de Paris

Une quinzaine de jours chez mes enfants à Suresnes, au pied du mont Valérien j'ai pu jouir avec le beau temps d'une vue extraordinaire sur Paris


Au quatrième étage d'un petit immeuble exposé plein sud on voit ici la première ligne verte est la Seine et le grand vert le bois de Boulogne


Au pied passe le RER


En regardant à gauche : la Défense tout près


La Défense et ses grandes tours


En tournant vers la droite au centre, en haut le Sacré-cœur et à droite au début du bois de Boulogne une haute tour c'est la tour hôtel du palais des congrès (Porte Maillot)


A gauche la colline de Montmartre surmonté du Sacré-cœur et à droite le Palais des congrès


Toujours vers la gauche un grand morceau de ferraille et au milieu la tour Montparnasse 


Ah !!! en plus gros plan le bout de ferraille c'est la tour Eiffel et à gauche une boule dorée c'est le dôme des Invalides



Ici on voit à droite dans le début du bois de Boulogne le "Jardin d'acclimatation", haut lieu pour les enfants et à coté, ici plein centre la "Fondation Louis Vuitton" musée qui va bientôt ouvris ses portes. Juste au dessus le haut de l'arc de Triomphe


jeudi 18 septembre 2014

Monet

Suite au magnifique reportage d'Arlette "Au gré des jours" sur les pointus je me suis contenté ce dernier weekend de deux petites barques pas très colorées.


Ce ne sont pas les barques du "Capitaine Haddock"


Elles ne voguent pas sur la mer mais dans un étang


Si ces barques renommées ne sont pas très colorées le par contre le parc est féerique



A coté de l'étang un jardin avec des fleurs



Des fleurs 



Des fleurs et d'extraordinaires couleurs



L'étang n'est pas en reste



Car au milieu des grands arbres, la forêt de bambous et les petits ponts japonais



Il héberge une forêt de nénuphars



Cet endroit est une drogue de beauté qui a "drogué" un peintre



Il s'agit évidemment de Claude MONET à Giverny. C'est là qu'il a vécu et nous a offert ses extraordinaires toiles et si vous avez un peu de temps passez donc, à Paris au musée Marmottan

vendredi 1 août 2014

Ma vie


A vingt ans j'avais un désert dans la tête.
J'ai trouvé une petite graine,
J'ai trouvé un peu d'eau,
J'ai semé,
J'ai pensé,
J'ai rêvé,
J'ai rigolé.
Alors un arbre à idées a poussé.
Le temps passé, c'est une forêt.
Elle est devenue l'Amazonie
Et je ne sais plus ou je suis.

                                                            Caphadock

mardi 29 juillet 2014

Dangers de la mer

Les dangers de la mer sur la "Cote d'Azur" ne sont pas les requins bleus largement diffusés sur les médias. Ces requins ont toujours existes et n'ont jamais fait de mal à personne. Par contre certains animaux peuvent être très désagréables mais pas mortels. En voici certains avec leur spécificités:


La méduse souvent en colonies nombreuses au bord de l'eau et souvent invisible du nageur occasionne des brûlures sur la peau à ne pas frotter. Sous le chapeau ce sont les filaments qui sont urticants et les traces sur votre peau peuvent rester plusieurs jours.


 La vive est un petit poisson à moitié enfouis dans le sable, donc presque invisible. Il n'attaque pas mais si on met le pied dessus il a des piquants vénéneux qui font très, très mal. Précautions : faire très attention ou on met les pieds ou mettre des chaussures


La torpille est une sorte de raie posée sur un fond sableux et presque invisible est un animal craintif qui peut s'il se sent attaqué envoyer une décharge électrique de 400v


Pour les amateurs de fonds rocheux le principal problème si on a pas de chaussure c'est l'oursin. Le problème est que ses piquants sont très fragiles. L'épine qui entre dans la peau se casse à l'intérieur et est très difficile à enlever et comme il n'y en a pas qu'une !!!! La solution quand on sort de l'eau dans les rochers : là ou on va sortir on met la tête sous l'eau et on ouvre les yeux pour voir s'il y a des oursins (on peut sans danger ouvrir les yeux dans l'eau)


La rascasse, comme la vive a des piquants vénéneux. Elle se trouve au fond de l'eau au milieu des rochers est reste invisible car se confondant à son environnement, on ne voit que ses yeux. Elle est sans danger pour le nageur mais pour le pécheur au harpon ou à la ligne ne jamais prendre le poisson à la main non protégée


La murène est un poisson ressemblant à un serpent, comme le congre, et qui vit dans un trou de rocher. La morsure de la murène est vénéneuse et fait très très mal alors que le congre mord bien mais n'est pas vénéneux (j'aurais tendance à comparer la murène à la vipère et le congre à la couleuvre).
Une règle d'or pour ceux qui veulent contempler les fonds rocheux : ne jamais glisser un bras dans un trou de rocher

Il y a un grand nombre d'animaux qui peuvent être effrayants mais qui sont totalement inoffensifs tel que les poulpes ou pieuvres, étoiles de mer, crabes etc



lundi 23 juin 2014

Jean SOUVERBIE

Jean Souverbie nait à Boulogne-Billancourt en 1891 d'une famille bourgeoise, dont le père était ingénieur des Arts et Métiers. De constitution relativement fragile il fut souvent malade ce qui le rendit solitaire et reçut une instruction à la maison. Dessinant sans cesse et présentant des dispositions pour cet art, il fut émerveillé par les eaux fortes de Rembrandt. Son père lui offrit, vers l'âge de dix ans une boîte de couleurs à l'huile, chevalet, palette et toiles. Maurice Denis remarque en 1908 le jeune Jean âgé de dix-sept ans pour un autoportrait. En 1911 le jeune artiste entre à l'Académie Julian dans l'atelier de Jean-Paul Laurens. Il y fait en 1913 la connaissance de Roger Chastel avec lequel il se lia d'une amitié qui ne s'est jamais démentie. En 1916 il intègre l'Académie Ranson, où enseignent des Nabis : Maurice Denis, Sérusier, Édouard Vuillard, Félix Vallotton.


En 1920 il épouse sa femme qui sera son modèle préféré ainsi que la mère de leurs cinq enfants. C’est vers 1920 qu’il découvre le cubisme à travers l’œuvre de George Braque. En 1925 Il y fait la connaissance de Lhote, Gleizes, Picasso, Marcoussis, et de nombreux autres peintres d’avant-garde. C'est un grand admirateur de Picasso auquel la facture de ses nus s'apparente. Vers les années 1930, il se consacre essentiellement à l'art monumental et présente l'ensemble de ses œuvres à la Biennale de Venise. D’abord  professeur aux Ateliers d’Art Sacré à la mort de Maurice Denis , il enseigne à partir de 1945 et pendant dix-sept ans l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts où un atelier de peinture monumentale est créé spécialement. Membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1946, consacré par une rétrospective à la Galerie Bernheim Jeune en 1976, Jean Souverbie décède en 1981.


En 1972 Jean Souverbie vient au printemps passer quelques temps comme pensionnaire dans l’hôtel de mes parents à Saint Raphaël, au bord de la mer. Je suis, alors, chargé par mon père, avec sa voiture de lui servir de chauffeur. Tous les jours après la sieste nous allons tous les deux à un endroit précis pendant une heure ou deux. J’ai d’ailleurs eu droit par son œil expert à toute une tirade sur la luminosité, les couleurs, les ombres et les volumes qui, chaque jour changent.


  Cet endroit que les gens de chez moi doivent connaître se trouve sur la route d’Agay par l’intérieur ou la vue sur l’Esterel est sublime A ce moment-là je revenais de Paris ou j’avais habité pendant deux ans, épousé ma femme et ma fille Mélanie avait moins d'un an.
Un soir au dîner, attendri par l’image de ma fille Jean Souverbie la dessine sur un coin de la nappe en papier et nous l’offre. Je l’ai toujours chez moi encadré  et c’est pour moi un grand souvenir.



lundi 16 juin 2014

La plaisante saison

Fouillant dans mes vieux bouquins j'en ai trouvé un sur Alienor d'Aquitaine par Régine Pernoud édité en 1965


Ce livre qui retrace la vie d'Alienor est rehaussé de poèmes de troubadours de ce temps là en langue d'oc.
Puisque l'été arrive j'ai choisi celui de Peire Vidal :


Be m'agrada la covinens sazos,
E m'agranda lo cortes temps d'estiu
E m'agradon l'auzel, quan chanton piu,
E m'agrandon fleretas per boissos,
E m'agranda tot so qu'als adregz platz,
E m'agranda mil tans lo bels soltz.
Don per mon grat jauzirai lai breumen,
On de bon grat paus mon cor e mon sens.

Elle m'agrée, la plaisante saison
Et bien m'agrée le courtois temps d'été
M'agrée l'oisel quand chante sa chanson,
Et m'agréent fleurettes dans le buisson,
Et m'agrée ce qui plaît à nobles gens
Surtout m'agréent les courtois entretiens
Dont pour mon gré jouirai avant longtemps
Où de bon gré mets mon cœur et mon sens.


Et Bernard de Ventadour chante Alienor "la reine des troubadours" :

Pel doutz chan que l'l rossinhols fai
La noih can me sui adormitz,
Revelh de foi totz esbaïtz,
D'amor pensius e cossirans ;
C'aisso es mos meher mesters,
Que tostems aï joi volunters,
Et ab joi comensa nos chans

Au doux chant qu'un rossignol fait, 
La nuit, quand je suis endormi,
M'éveille en joie, tout ébahi,
D'amour pensif et soupirant ;
D'où viennent mes meilleurs couplets;
Qu'en tous temps ai joie volontiers
Et en joie commence mes chants

lundi 2 juin 2014

Victor Charreton

En fouillant dans de vieux papiers de mon père, mon attention est attirée par une copie (ci-dessous) d'un tableau que lui aurait donné un peintre alors qu'il gérait le restaurant des "Facultés" Rue de Marseille à Lyon entre les deux guerres.
En regardant en bas à droite je lis "Victor Charreton", ce qui m'amène à faire des recherches sur ce peintre et découvre un univers extraordinaire.

  
Victor Charreton est un peintre paysagiste auvergnat né à Bourgoin en 1864
L'artiste
 manifeste très tôt le goût pour la poésie et la peinture. Ses études de droit le conduisent au métier d'avoué à la cour d'appel de Lyon. En 1894 il débute au salon de la "Société Lyonnaise des Beaux Arts" jusque en 1902. Il vend alors son étude pour se consacrer uniquement à la peinture


En 1903 il co-fonde avec le peintre Bonnard le salon d'Automne. Son succès est rapide et sa réputation dépasse vite le cercle des salons. Il est décoré de la "Légion d'Honneur" au titre de peintre en 1914



Victor Charreton a conseillé et influencé de nombreux peintres. L'Auvergne
 le séduit par l'âpreté de ses paysages et la luminosité de ses couleurs. Avec le peintre Léon Boudal curé de Murol dont voici un tableau



il fonde l'Ecole de Murol qui attire de nombreux artistes de tous horizons séduits par ce néo-impressionnisme qui exprime si bien la simplicité  crue et la lumière des paysages auvergnats.
Le pensionnaire de l'école J. Mario Pérouse a produit cette caricature de l'école en marche


Victor Charreton meurt en 1936 à Clermont-Ferrant. On trouve ses œuvres dans les plus grands musées mais si vous passez du coté du lac Falbon à Murols faites une halte au musée de l'école des peintres de Murols et ne pas oublier l'église décorée par l'abbé Boudal
(voir site internet Victor Charreton)